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sircome
29 juin 2011

Arrosage : le strict nécessaire

Année après année, la campagne « N’utilisez que ce dont vous avez besoin » de Denver Water s’enrichit. La collection été 2011 se focalise sur l’arrosage des pelouses (qui peut représenter plus de 50 % de la consommation d’eau de certains ménages) et marque les esprits grâce à des outils de communication surprenant.

Cette année, les visuels et dispositifs conçus par l’agence Sukle (déjà citée à plusieurs reprises sur ce site) soulignent le décalage existant entre le volume d’eau effectivement déversé par les habitants sur leurs pelouses (How much water you give your lawn) et la quantité nécessaire pour avoir une pelouse belle et en bonne santé (How much it really needs).

Comme lors des années précédentes, le formidable atout de cette campagne est de mettre en évidence ce décalage, pas simplement de le décrire, de forcer les passants à en prendre conscience à travers des dispositifs de communication non traditionnels. Ainsi, une bouche d’incendie, un distributeur de journaux, un banc public et un panneau publicitaire, tous de taille démesurée, ont été installés à proximité des objets « réels ». Effet de surprise garanti !

Deux autres visuels jouent sur la coupe de cheveux ou la taille de la barbe. C’est moins pertinent selon moi, mais les affiches sont marrantes. C’est déjà ça.

En complément, le site web de Denver Water propose de nombreux conseils et informations sur les systèmes d’arrosage automatique, les besoins en eau d’une pelouse, etc.

Source : Osocio weblog.

2 Messages de forum

  • Quelques bémols... 24 octobre 2011 10:49, par Alexandre D

    La campagne de Suckle est globalement réussie, dans son aspect interpellant et accessible. Mais quelques bémols toutefois... A force de multiplier le gimmick sur un ton décalé, la campagne a tendance à tourner en rond en tirant le message par les cheveux. Sur le média "panneau", il est plus difficile de faire le lien entre des quantité d’eau et des tailles de cheveux. Les objets physiques sont plus interpellants. En ce sens, la campagne sur les visages me semble plutôt loupée, contrairement à celle axée sur les objets, plus riches de sens.

    Une autre limite est le manque de précision chiffrée du message, rendant le fond du message un peu vague. Par exemple, on nous dit que notre pelouse a besoin de moins d’eau. Mais de quelle quantité a-t-elle vraiment besoin ? Moitié moins ? Dix fois moins ?

    Dans sa partie affichage, cette campagne montre qu’à trop vouloir décaler sa communication, cela peut devenir un contre sens. Car l’usage d’affirmations sans logique chiffrée rappelle immanquablement... le greenwashing dont c’est un élément de base (CF Futerra, The Greenwash guide). Et c’est fort dommage car Suckle se bat pour une bonne cause...

    • Quelques bémols... 26 octobre 2011 16:50, par Mathieu JAHNICH

      Merci Alexandre pour tes commentaires. Je partage ton avis sur le visuel avec les coupes de cheveux. Concernant l’absence de précision chiffrée du message, je m’interroge... Comment pourrait-on donner un chiffre de sur-consommation et l’objectif à atteindre alors que la quantité d’eau nécessaire varie en fonction de la surface de la pelouse, de la période de l’année, de la nature du sol... À moins d’indiquer une moyenne pour l’année ou pour l’été pour une pelouse moyenne. Mais dans ce cas, de tels chiffres parleront-ils au public ? Dans le cas du changement climatique (un problème bien plus abstrait, je te l’accorde), chaque Français émet en moyenne 9 tonnes de CO2 par an et il faudrait passer à 2 tonnes. Cela aurait-il un sens de communiquer sur ces valeurs grossières ? Pour en revenir à la campagne Denver Water, la ville indique sur son site web la quantité d’eau recommandée en fonction de la période de l’année et du type d’arrosage. Je trouve que c’est déjà pas mal ! Mais c’est vrai, il faut aller sur le site pour avoir l’info.

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