Dop : douceurs de nos régions

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Gel douche (ou plutôt « Douche Crème ») « au Lait Végétal des Pyrénées », « à la Vanille Douce de Polynésie », « au Lait d’Amande Douce de Provence »… Voici quelques intitulés de produits de la gamme « Douceurs de nos Régions » de la marque DOP qui trempe dans le greenwashing.

Bon, passons sur l’utilisation abusive des majuscules (qui m’agace pourtant énormément) et concentrons-nous sur les allégations environnementales portées sur ces produits.

dop_label_XS.jpgLe label « extrait naturel ». Rond, vert et feuillu, il saute aux yeux. Faut-il encore répéter que ce type de label auto-décerné est l’ennemi numéro 1 de la communication responsable ? (ou l’ami n°1 du greenwashing, c’est selon).

En dessous : « FORMULE DE QUALITÉ, pH NEUTRE, SANS PARABEN ». C’est écrit en capitale et répété de l’autre côté du flacon : ça doit être important. Alors, je parcours la liste des ingrédients et je me réfère, en parallèle à la liste des « 12 ingrédients à éviter dans les produits de beauté » de la Fondation David Suzuki.

Après l’eau, le SODIUM LAURETH SULFATE est le principal ingrédient de ce gel douche. Manque de pot, c’est un « ingrédient « ethyoxylaté » [qui] peut contenir des quantités mesurables de 1,4-dioxane, [classé] comme potentiellement cancérigène pour les humains ; il est également persistant, en d’autres termes, il ne se dégrade pas facilement et peut rester dans l’environnement longtemps après avoir été évacué dans les canalisations de la douche ». Formule de qualité peut-être, mais pas sans risques pour la santé et l’environnement, même sans paraben. Et puis les ingrédients d’origine chimique sont nombreux, on est loin du « naturel » sous-entendu par le label.

Enfin, troisième élément : le logo de l’ONF accompagné de la mention « Partenaire de l’ONF, DOP s’engage pour des plages et des forêts plus propres. Vous aussi, rejoignez-nous sur www.dop.fr ».

Ce partenariat était déjà annoncé en avril 2011 à l’occasion de l’opération (douteuse) « Adopte un déchet » et nous regrettions l’absence de précisions sur les modalités de ce partenariat. Aujourd’hui, pas de chance, le site web est en cours de refonte. Rien d’intéressant non plus sur le site de l’ONF (unique mention de la marque dans cet article relatant une opération de débroussaillement dans le sud de la France).

Bref, ce partenariat ne me dit rien qui vaille. Sans transparence sur le montant, la durée et les conditions de ce partenariat (notamment, en quoi permet-il d’améliorer les pratiques de la marque ?), j’ai le sentiment qu’il permet à Dop d’afficher le logo d’un acteur engagé et reconnu dans le développement durable, donc de s’acheter une image de marque responsable, alors que le produit reste conventionnel.

DOP parvient ainsi à mettre une sorte de label de chaque côté du flacon : bravo !

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