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sircome
14 juin 2012

Quand les collectivités comptent sur les associations pour sensibiliser le public

Ce n’est pas nouveau, les collectivités locales financent largement les associations grâce aux subventions. Ce qui change, c’est la volonté toujours plus affirmée des collectivités de s’appuyer sur le tissu associatif local pour faciliter l’émergence de projets expérimentaux et innovants en matière de sensibilisation et d’information des publics aux problématiques environnementales. Les actions en propre des collectivités, qui répondent le plus souvent à un schéma classique top-down, trouvent leurs limites. Les habitants ont conscience des problèmes mais ne changent pas leurs comportements. Il est désormais incontournable de s’appuyer sur les acteurs de quartiers, de jouer la carte de la concertation voire de la co-construction, pour entraîner les citoyens vers une société post-carbone, plus économe en matières premières, moins gaspilleuse. En voici deux illustrations.

La ville de Paris lance un appel à projets auprès du monde associatif pour développer des actions de sensibilisation et d’information, notamment des animations, en vue de réduire la quantité de déchets produits sur son territoire dans le cadre du Programme Local de Prévention des Déchets.

Les projets, qui seront soutenus sous forme de subventions, devront faire émerger des actions innovantes et de mobilisation à destination des différents publics cibles (habitants, salariés, enfants, usagers des services publics, entreprises et commerces, associations) pour les inciter à passer des paroles aux actes, en priorité s’agissant du gaspillage alimentaire, de la réduction des emballages et du réemploi des objets.

seattle canDe la même manière, la ville de Seattle (USA) a lancé au mois d’avril un appel à projets, à l’échelle des quartiers, pour aider les habitants à se mobiliser pour lutter contre le climat. Il s’intitule « Seattle CAN. Climate Action Now » et se focalise sur quatre thématiques : transports, énergie, alimentation et déchets. En plus d’une subvention, les services de la ville vont accompagner les porteurs de projets (formation à la gestion de projet, support technique, organisation de séminaires...), ce qui est un point essentiel pour assurer le succès de l’opération me semble-t-il.

2 Messages de forum

  • Tendance parfaitement analysée !

    Les collectivités locales considèrent de plus en plus les associations comme un relai de politiques publiques, et attribuent donc leurs subventions moins en réponse des demandes des associations, mais plus selon des stratégies cohérentes et réfléchies. Ce contrôle accru des associations par les collectivités locales est rendu possible par deux facteurs : d’une part, le tarissement des subventions de l’État (qui rend les collectivités souvent cruciales dans la survie des assos), et d’autre part l’adoption d’une logique de projets (forte baisse des subventions de fonctionnement). De grands changements pour les uns comme pour les autres.

    Au-delà, on peut noter le choix des collectivités qui ressemble un peu à un désengagement... et attendre de voir les résultats concrets.

    • Bonjour Yonnel, et une nouvelle fois merci ! de passer sur le site, de commenter et en plus d’être d’accord avec moi ;-) ouf ! Oui, le choix des collectivités peut être perçu comme un désengagement si elles se contentent de verser des subventions. Un dispositif d’accompagnement des porteurs de projets me semble indispensable. À suivre donc... Mathieu

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