La #comresponsable en action

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Dans le contexte actuel de remise en question de la filière communication, le cycle d’entretiens « La #comresponsable en action » valorise les professionnelles et les professionnels qui s’engagent dans des pratiques plus responsables.

Chez l’annonceur, en agence ou freelance, dans le privé, le public ou le secteur non-marchand, avec une certaine expérience ou un regard neuf… toute la diversité de la filière communication est représentée.

Quel a été leur parcours ? Quelles sont les difficultés rencontrées et les sources de satisfaction ? Quels sont les projets dont elles ou ils sont particulièrement fières et fiers ? Retrouvez ci-dessous la liste et quelques extraites de tous les témoignages.

Et si vous aussi vous êtes engagé·e en faveur d’une communication plus responsable et que vous souhaitez partager votre expérience et enrichir ce cycle de témoignages : contactez-moi sur LinkedIn.

#1 – Mélinda Thomaret : se dire que nous pouvons avoir une influence positive sur le monde est assez grisant !

Mélinda Thomaret, dirigeante de l’agence événementielle responsable Moakïte. « La labellisation Événementiel responsable est une première étape qui s’inscrit dans une vision à long terme car il n’y a pas de solution toute faite. C’est un cheminement qui nous pousse chaque jour à nous améliorer, à progresser dans nos pratiques, pour agir sincèrement dans une logique de développement durable. » « Cela nous oblige à faire preuve de beaucoup de rigueur, mais aussi de pédagogie auprès de nos partenaires, prospects ou clients. L’objectif étant de sensibiliser l’ensemble de nos parties prenantes à une démarche d’amélioration continue. » Lire le témoignage.

#2 – Vincent David : la notion d’utilité est notre moteur au quotidien

Vincent David, fondateur de l’agence Relations d’Utilité Publique. « Nous avons fait le choix d’accompagner la communication des organisations ayant des engagements sincères, réels et utiles à la société. » « J’espère que les acteurs de la communication vont prendre conscience de leur responsabilité quant aux enjeux écologiques et sociaux. En effet, la communication a la capacité de faire émerger de nouveaux imaginaires. Or il est urgent de changer nos modes de consommation et de préparer les consommateurs et les citoyens à un changement de société. » Lire le témoignage.

#3 – Virginie Diaz : il devient urgent de valoriser notre métier

Virginie Diaz, responsable marketing, communication et RSE dans le Groupe Keolis (secteur Languedoc). « Lorsque je bâtis une stratégie de communication, je m’interroge en permanence sur l’impact de la création publicitaire auprès du public visé, des différentes parties prenantes, sur la construction des messages, sur le processus de fabrication des outils, et surtout sur les preuves concrètes de mon action. » « Nous devons continuer à défendre la communication responsable, et cela passe tout d’abord par une forme d’autocritique, de dénonciation entre professionnels pour faire grandir des pratiques plus vertueuses et je l’espère, à terme, les intégrer dans nos modes de fonctionnement. » Lire le témoignage.

#4 – Maud Bourcereau : dans ce monde de finitude, il reste des champs inexplorés à la communication

Maud Bourcereau est consultante indépendante en organisation et transitions responsables depuis deux ans. « L’idée pour moi est de prendre mes distances avec les schémas mentaux légués des organisations planificatrices des trente glorieuses dont nous sommes issus. Dans les métiers de la communication, ils se traduisent par une appétence pour la production d’outils et le besoin (illusoire) de contrôle. Il faut s’inventer d’autres normes, celles qui accueillent l’incertitude et régissent les enjeux écologiques. La communication a dans son essence la capacité de permettre les convergences. » Lire le témoignage.

#5 – Anne Battestini : la communication responsable doit être perçue comme une opportunité positive

Anne Battestini est fondatrice du cabinet d’études et de conseils Iconics, spécialisé dans les nouveaux comportements et sensibilités des individus. « Être engagée dans le domaine de la communication responsable […] nécessite une prise de recul qui ne doit pas être pour autant attentiste. Elle demande de la bienveillance, de l’écoute mais aussi des propositions concrètes qui doivent accepter d’être toujours perfectibles. » « L’absence de récit collectif et de discours fédérateur nuit à la projection et l’identification. Grossièrement, aujourd’hui, l’individu a le choix entre le modèle de la surconsommation ou celui de la sobriété heureuse. » « Je suis persuadée qu’il faut dépasser les attendus d’un « marché » et agir à son échelle pour guider vers une voie qui concilie développement et durabilité. La communication responsable et la consommation responsable doivent être perçues comme des opportunités positives. » Lire le témoignage.

#6 – Nathalie Leroy : donner une nouvelle perspective aux métiers de la communication

Nathalie Leroy dirige Com’ un éco, cabinet en stratégie de marketing et communication éco-responsable. « Le développement durable est une chance et non une restriction dans nos vies. Une chance de porter un regard différent, de changer de lunettes pour voir le monde différemment et d’enrichir nos métiers, de passer de quantitatif au qualitatif. Une chance pour se réinventer voire inventer un nouveau mode de communication et de valorisation des savoir-faire ». « Avoir des convictions, des valeurs, ne signifie pas que nous ne sommes pas capable d’écoute, de compréhension, de pas vers son prochain moins engagé. Je suis ouverte et respectueuse, avec de la bienveillance pour l’autre. » Lire le témoignage.

#7 – Émilia Etcheberry : l’intégration du DD nous oblige à remettre notre activité en question

Émilia Etcheberry, directrice de la communication et du développement durable chez Quadrilatère, entreprise spécialisée dans la conception et la réalisation d’espaces de travail. « J’ai toujours exercé une communication que je qualifierai d’honnête et utile, pour l’entreprise et nos parties prenantes. Je me suis toujours refusée à faire la promotion de ce que je jugeais trop éloigné de la réalité ou de communiquer pour communiquer. » « La communication est primordiale pour une entreprise : en interne pour fédérer ses collaborateurs et en externe pour la faire connaître et donc, à terme, contribuer à son activité économique. » Lire le témoignage.

#8 – Julien Durand : maintenant je suis accompagnateur du changement

Julien Durand, dirigeant de Durand et Durant, société de conseil et formation en RSE et communication. « Avant j’étais traducteur d’un besoin, coordinateur d’un planning et d’un budget soit pour vendre plus soit pour construire une image. J’arrivais lorsque le produit était terminé ou le nouveau service ficelé. Travailler sur des sujets RSE change tout. Maintenant je suis toujours traducteur et coordinateur mais aussi accompagnateur du changement. De fait, j’arrive très tôt dans la démarche pour expliquer, vulgariser, créer un nouveau message bien avant que le nouveau produit ne soit conçu. La communication s’applique d’abord à un public interne puis à un public externe. » « La difficulté de l’approche RSE est dans l’acceptation de son imperfection. Alors oui il faut développer des trésors de patience, de compréhension, de pédagogie mais l’enjeu en vaut le coup. » Lire le témoignage.

#9 – Fanny Hugé : la sensibilisation des parties-prenantes est une des clés du changement

Fanny Hugé, responsable marketing, communication et RSE de la start-up AppCraft, plateforme digitale de gestion d’événements engagée dans une démarche de certification ISO 20121. « Au quotidien, je développe des stratégies qui nous permettront de réduire encore plus notre impact écologique. En effet, [nous sommes] déjà bien engagés sur ce terrain-là, notamment avec le développement de produits 100% français et une utilisation de datacenters implantés en France. Nous développons des applications mobiles et plateformes internet et […] il faut trouver un moyen de les recycler […] en réutilisant nos applications, en codant différemment et de manière responsable, ou même en diminuant au maximum le poids de notre site internet. » « Mais je travaille aussi sur des stratégies pour sensibiliser nos parties-prenantes, car c’est aussi là la clé du changement. » Lire le témoignage.

#10 – Mégane Forestier : transparence, clarté, accessibilité et réalité dans nos communications

Mégane Forestier, chargée de communication digitale chez Arcadie, une entreprise qui propose des épices, aides culinaires et plantes aromatiques bio et équitable sous les marques Cook et Herbier de France. « J’ai la chance d’être au sein d’une entreprise engagée depuis qu’elle existe. En interne, nous travaillons chaque jour pour faire rayonner notre raison d’être. Le service communication ne fait pas défaut. Nous avons une exigence de transparence, de clarté, d’accessibilité et de réalité dans nos communications. Ainsi, nous parlons de nos erreurs, de nos marges de progressions, nous valorisons ne produits dans leur réalité : nous ne garantissons pas 0% de pesticides, ce n’est pas vrai. Nous utilisons les mots justes, sans langue de bois. » « C’est un challenge que de trouver un juste milieu entre la promotion de nos marques et produits ET la clarté/transparence inhérente à la communication responsable. » Lire le témoignage.

#11 – Julie Matondo : toucher les cœurs pour mieux toucher les cerveaux ensuite

Après dix années passées à gérer la communication d’une ONG environnementale internationale, Julie Matondo vient de fonder son entreprise de conseil en communication. « Clairement les pratiques vertueuses ne sont pas réputées pour être rentables (à tort !). Par ailleurs en communication, la rentabilité est difficile à calculer et les conséquences de nos pratiques vertueuses pas mesurables immédiatement. » « Les entreprises doivent se rendre compte qu’une démarche de développement durable doit être holistique : commencer en interne pour se développer un externe. Prendre soin des hommes, donner du sens, pour pouvoir avoir un impact positif en externe, sur les hommes, la biodiversité, le climat etc. » « La communication authentique est là : c’est celle qui donne du sens en interne et en externe et plus seulement pour les clients qui ne sont plus dupes. » Lire le témoignage.

#12 – Delphine Desroches : la com responsable, c’est aussi promouvoir des initiatives positives

Après 15 années d’expérience comme éducatrice de jeunes enfants, Delphine a décidé de changer de voie, convaincue que la communication responsable lui permettra de faire le lien entre ses valeurs personnelles et ses aspirations professionnelles. « Je souhaite m’orienter dans ce secteur pour participer à l’évolution de la société, en donnant à voir les changements sociaux qui s’opèrent. » « La cohérence est un concept très important pour moi, mais c’est parfois frustrant de voir que cela demande parfois plus d’efforts, de contraintes pour atteindre son but. » « On note une certaine défiance, parfois (souvent) à juste titre envers les discours des organisations dans leur communication. Il faut maintenant redonner ses lettres de noblesse aux pratiques communicationnelles qui peuvent être vertueuses et source d’évolutions sociétales. » « Le chemin est encore long, mais à force d’en parler, de coopérer, de réfléchir ensemble, nous avancerons sur cette nouvelle voie. » Lire le témoignage.

#13 – Julien Massiot : ne pas laisser le monopole du cool aux greenwashers

Julien Massiot est le fondateur de l’agence de communication durable Wild&Slow. « Quel est l’impact sur la planète d’une agence de communication ? Ma réponse est claire : ce sont les millions de gens que nous influençons dans leurs choix, et dans leurs comportements de citoyen ou leurs comportements d’achats. À quoi bon avoir une politique vélo pour ses employés, ce qui influence la vie de 10, 20, 30 personnes, si c’est pour faire une publicité TV pour une marque de Fast Fashion, influençant la vie de millions de personnes. » « Clairement, ces marques responsables, souvent un peu trop rationnelles et pédagogiques, ont besoin de communicants qui ont l’art de l’interpellation, de la créativité. Car ces marques, si elles ne veulent pas laisser le monopole du cool aux irresponsables et au greenwashers doivent se rendre vulnérables, nous faire rêver, nous faire danser, nous faire rire. » Lire le témoignage.

#14 – Laurie Albano : la sincérité a plus de poids que la perfection

Laurie Albano est responsable communication interne du Groupe Isia, entreprise de services numériques labellisée « Numérique responsable ». « L’approche responsable de mon métier me permet d’aller sur des horizons nouveaux et de donner plus de sens à mon travail. Ce que je fais, va au-delà de mes missions puisqu’elles servent une cause plus grande et c’est ça qui m’anime. » « La perfection n’existe pas, nous cherchons à faire de notre mieux. » « Mon métier n’est pas différent d’avant. Simplement les réflexions ne sont plus les mêmes. Aujourd’hui, les critères RSE prennent davantage de place dans le choix d’un partenaire, d’un support ou la manière dont on va mener un projet. » « Notre métier évolue et j’espère que la communication responsable deviendra un incontournable. » Lire le témoignage.

#15 – Clémence Studer : chaque jour est un nouveau défi à relever

Clémence Studer vient de créer Anthropic, société conseil en communication responsable. « Je pense qu’être un professionnel engagé en faveur d’une communication responsable c’est être avant tout convaincu par ce que l’on fait et par l’entreprise/structure pour laquelle/avec qui on travaille. Sans quoi, le travail qui sera réalisé et délivré ne portera pas avec la même intensité. » « Depuis le lancement de mon activité de conseil, j’ai eu envie de dédier une partie de mon temps à du bénévolat de compétences et c’est cet engagement fort qui vient compléter mon activité. » « C’est aussi ça la communication responsable : mettre en avant les femmes et les hommes qui contribuent à rendre nos vies meilleures, même si parfois on ne s’en rend pas toujours compte. » Lire le témoignage.

#16 – Céline Réveillac : je travaille sur des projets utiles à la société

Céline Réveillac est consultante en communication (plus responsable) pour projets à impact positif et solidaire et responsable de la Commission Com’avenir de l’APACOM. « Maintenant que le sujet est là, brûlant sur la table des négociations politiques, je reste très frustrée. Les professionnels de la communication ont certes compris qu’il faut changer nos pratiques. Mais ils n’ont pas compris l’urgence, et que des chartes ne suffiront plus. Le poids du lobbying de la publicité est tellement fort qu’il a permis à d’accoucher d’un projet de loi ridicule. » « Je travaille sur des projets que je crois utiles à la société. Aider à améliorer le parcours d’un patient atteint d’un cancer, c’est hyper valorisant, je n’ai aucun doute sur l’action positive pour la société. Peu importe la taille de la structure ou les évolutions possibles : je me sens alignée dans cette mission. » Lire le témoignage.

Et d’autres témoignages seront prochainement publiés. Restez connecté·e !

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