L’oeil du cyclone Michele Bachmann

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Ces dernières années, les ouragans Andrew, Sandy, Ivan ou Katrina ont frappé durement les USA. Pourquoi utiliser les noms de simples citoyens ? Pourquoi ne pas utiliser ceux des femmes et des hommes politiques qui nient les changements climatiques ? Telle est l’idée défendue par le groupe de pression 350 ACTION à travers sa campagne Climate Name Change.

Andrew, Sandy, Ivan, Katrina. Depuis 1954, les prévisionnistes de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) donnent à chaque cyclone tropical un nom de femme ou, plus rarement, d’homme. Mais qu’ont fait ces personnes pour mériter que leurs prénoms soient associés à de tels cataclysmes ?

Alors que le réchauffement global de notre planète génère des événements climatiques toujours plus violents et fréquents, le groupe de pression 350 ACTION propose une nouvelle règle pour les nommer : donner aux cyclones les noms des femmes et hommes politiques qui nient le phénomène ou la responsabilité des activités humaines en la matière et qui bloquent les lois en faveur de la lutte contre les changements climatiques.

La vidéo de la campagne, nommée Climate Name Change, concrétise cette idée. Des journalistes ou présentateurs météo décrivent les dégâts causés par les ouragans Marco Rubio (Sénateur de Floride) ou Michèle Bachmann (députée du Minnesota). Parfois, ce sont des victimes qui s’expriment.

Certaines phrases ont alors une saveur particulière : « L’œil de Michèle Bachmann frappera les côtes de Floride dans quelques heures », « Si vous voulez garder la vie sauve, protégez-vous de Michèle Bachmann », « Le Sénateur David Vitter s’annonce comme le cyclone le plus dévastateur et coûteux de l’histoire américaine »…

Les citoyens sont invités à signer la pétition sur le site de la campagne « pour que la nomenclature des cyclones soit modifiée par l’OMM » et faire pression sur ces politiques. Vous y trouverez ainsi la liste des politiciens américains (tous républicains) qui nient le changement climatique et freinent la politique climatique, preuves à l’appui.

En Europe, les tempêtes sont nommées par l’Université libre de Belgique, sur la base de propositions (payantes) faites par le public. En France, nos politiques sont bien plus alignés sur la question du réchauffement climatique qu’aux USA (même si la question de l’exploitation des gaz de schiste en agite certains). Toutefois, quelques personnalités pourraient être épinglées si une campagne similaire était menée. Nous pourrions ainsi imaginer ce genre de titres de presse :

  • Le bilan de la tempête Claude Allègre s’alourdit à 50 morts (Le Monde, 26 février 2010, Xynthia)
  • La tempête Laurent Cabrol ravage le littoral (Le Parisien, 31 décembre 2010, Xynthia)
  • Il y a dix ans, Allègre et Courtillot balayaient la France (France Info, 25 décembre 2009 à propos des ouragans Lothar et Martin)

Que pensez-vous de cette campagne ? L’idée pourrait-elle être exploitée en France, en matière climatique ou dans un autre domaine ?

Source : @thomaskolster

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