10 ans de réflexion sur la communication et le développement durable

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Le SIte de Réflexion sur la COMmunication Environnementale (SIRCOME) a été lancé en 2005. Alors que l’année 2015 vient de se terminer, prenons le temps de regarder dans le rétroviseur. Notre posture d’observation et d’action pendant ces dix années nous offre une perspective intéressante sur les évolutions significatives et faits marquants dans le domaine de la communication sur l’environnement, le développement durable et la RSE.

Après 10 ans d’existence, le site compte plus de 740 articles, rassemble 4000 lecteurs chaque mois et se positionne toujours au service des professionnels de la communication et du marketing. Retour sur les évolutions clés et les faits marquants observés entre 2005 et 2015.

Sommaire :

Le développement durable
n’est pas une mode

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Les dix dernières années confirment que les enjeux du développement durable transforment la société en profondeur. Les consommateurs attendent des engagements concrets et efficaces des entreprises pour réduire leurs impacts sociaux et environnementaux, une information claire et transparente sur les produits et services commercialisés. On est loin des stéréotypes véhiculés par certaines campagnes de publicité : les écoïstes de BMW, les débiles ou les communautaristes de Volkswagen, les idiots de E. Leclerc, les allumés de Goodyear…

Les Français « doutent de la sincérité des entreprises, notamment quand elles s’expriment sur les enjeux sociaux et environnementaux » et perçoivent « la com, la pub et le marketing comme des outils de manipulation des foules » (observatoire #comRSE). Face à ce constat, de plus en plus d’entreprises cherchent à aligner leur stratégie globale avec les enjeux du développement durable. Et certaines parviennent à communiquer de manière pertinente comme, par exemple, Les 2 vaches, la Camif et Naturalia en France, Patagonia, Natura et Chipotle à l’international.

Patrice Joly, ancien Directeur de la communication de l’ADEME, confirme dans un entretien que les Français ont aujourd’hui une sensibilité aux problématiques énergie / environnement « mieux ancrée et mûrie par rapport aux années 90 ». Cependant, malgré cette prise de conscience, « une majorité de la population ne paraît pas prête à faire certains sacrifices pour la cause environnementale ». D’autant plus que la crise économique qui perdure a tendance à reléguer les préoccupations environnementales au second plan et à radicaliser les postures : « soit les Français sont de plus en plus impliqués dans leur mode de consommation soit ils le sont de moins en moins » (étude #consodurable).

La crise économique et les attentats terroristes ne doivent pas nous faire oublier le péril énorme que représente la dégradation de la biosphère. Les crises écologique, économique et sécuritaire sont liées. Dans l’ouvrage Vivement le monde avenir (Chemin faisant – Institut des futurs souhaitables), Edgar Morin explique : « Dans ce monde qui est dominé par le calcul et la finance d’un côté, et de l’autre, par la barbarie qui gagne – c’est-à-dire la haine d’autrui et le mépris d’autrui – dans ce monde-là, on veut vivre autrement. On veut une vie dans la convivialité, la solidarité, l’amitié, la réalisation de soi et l’écologie, comme les initiatives de Pierre Rabhi et des Colibris, aussi bien l’économie sociale et solidaire, le mouvement convivialiste […], les AMAP, les gens qui consomment autrement, les gens qui vivent des rapports nouveaux avec leurs voisins… ».

Lire le second volet de cette rétrospective : Des avancées indiscutables en communication responsable.

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