Barbie, c’est fini !

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Les militants de Greenpeace ont montré à Ken la vraie nature de sa chère Barbie : elle participe à la déforestation en Indonésie pour se faire emballer dans du carton bon marché. Insupportable ! Refusant de sortir avec une accro à la déforestation, Ken a plaqué Barbie ! Et il vous propose de mettre la pression sur Mattel pour que la société arrête d’emballer ses jouets en sacrifiant les forêts primaires.

« Barbie est une grande malade, ! Elle contribue à la destruction massive de la forêt tropicale, elle laisse des animaux se faire massacrer… Tout ça juste pour se faire emballer ! Il faut à tout prix l’arrêter ! ». Voici ce que l’on peut lire dans le mail envoyé par Greenpeace France dans la nuit du 7 au 8 juin 2011 et intitulé « Massacre à la tronçonneuse chez Mattel ».

En cliquant sur le lien, on arrive sur le site dédié qui propose :

  • La « vidéo » où Ken apprend que Barbie est accro à la déforestation, preuves à l’appui données par les militants de Greenpeace ;
  • Les dessous de l’affaire : « C’est Mattel, le fabricant de Barbie, qui encourage cette addiction : il s’approvisionne en papier d’emballage auprès d’Asia Pulp and Paper (APP), entreprise tristement célèbre pour son impact destructeur sur les forêts » et les espèces qu’elles abritent.
  • Des pistes d’action : envoyer un mail au PDG de Mattel pour lui demander « d’arrêter d’emballer ses jouets en sacrifiant les forêts ! », en apprendre plus sur les pratiques des fabricants de jouets et sur la déforestation en Indonésie, faire un don en ligne…

Remarquons que Greenpeace n’appelle pas au boycott des produits Mattel. Le levier utilisé est celui de l’image de marque. Reste à savoir si l’approche humoristique et « people » aura autant de poids que la sanglante vidéo Kit Kat.

Quatre heures plus tôt, j’avais reçu un autre e-mail sur le même sujet, en provenance de Greenpeace International. Le style est franchement différent : beaucoup plus de détail sur le fond de l’affaire, une photo d’un tigre, deux liens directs vers la page Facebook et une référence à l’opération réussie contre Nestlé. Un lien discret renvoie vers la page miroir de celle décrite plus haut.

Clairement, les destinataires de la newsletter internationale sont des personnes ayant une bonne connaissance des sujets traités et prompts à réagir sur les réseaux sociaux. La cible française apparaît plus « grand public » et on reste donc sur un ton plus léger avant de traiter le fond du problème. Nous avons là un bon exemple d’adaptation du message à la cible !

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