Earth Day : Google se fond dans la nature

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Il fallait s’y attendre, à l’occasion du « jour de la Terre », Google propose sur sa page d’accueil une courte vidéo (un « doodle ») qui célèbre la nature.

Une fillette se présente, plante une pousse d’arbre, qui grandit avec elle. Puis l’opération est renouvelée dans différents endroits du monde avec une grande diversité biologique (des femmes, des hommes, des jeunes, des vieux, des personnes handicapées, des espèces d’arbres variées…).

Le géant du numérique nous invite ainsi à poser des petits gestes pour « réparer » notre planète, aujourd’hui et tous les jours de l’année. Cette action « prendra racine et donnera quelque chose de beau ».

Un tableau gentillet qui commence par une illustration où les lettres de la marque encadrent un arbre et sont agrémentées de feuilles (il y a même un papillon qui se pose sur le « l ») et qui se termine par une image du logo de la marque dessiné dans le feuillage d’un arbre.

Ces deux visuels ne respecte pas le point 8 de la Recommandation DD de l’ARPP : « Sans exclure leur utilisation, l’emploi d’éléments naturels ou évoquant la nature ne doit pas induire en erreur sur les propriétés environnementales du produit ou des actions de l’annonceur ». L’assimilation du logo de la marque à un élément naturel trompe le public sur la réalité des impacts environnementaux des activités de l’entreprise.

Cela est accentué par les contenus qui sont proposés avec la vidéo. Le lien intitulé « Découvrez comment l’IA Google contribue à protéger les océans, les forêts et la faune » renvoie vers une page qui présente exclusivement des exemples de projets où la « technologie vient au secours de l’environnement » : protection des forêts, sauver les abeilles, identifier les animaux sauvages, suivre le chant des baleines, purifier l’air de l’Afrique, régler le problème de l’eau potable, lutter contre l’abattage illégal en Amazonie, etc.

La marque reste muette sur les nombreux impacts négatifs des technologies de l’information et de la communication et sur ceux directement liés à ses propres produits, services et activités. Cette courte vidéo et le contenu web associé ne respectent donc pas le point 2 de la recommandation sur la véracité des actions : « La publicité ne doit pas induire le public en erreur sur la réalité des actions de l’annonceur ni sur les propriétés de ses produits en matière de développement durable ».

Deux bonnes raisons de signaler cette vidéo au Jury déontologique de la publicité.

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